J’ai lu et relu un nombre incalculable de fois les albums de Tintin quand j’étais enfant.  J’avais mes préférences (le lotus bleu, l’île noire, les cigares du pharaon…) mais je crois bien que je les connais tous par coeur. J’ai hérité des vieux albums de mon oncle au décès de ma grand-mère, ceux-là même que je prenais enfant chez elle, dans la bibliothèque de la chambre désertée par son  fils qui parcourait les mers sur un porte-avions.
Impossible donc de rater le film de Spielberg, ma madeleine de Proust m’attendait sur écran géant.
Tout à coup, s’est ouvert sous mes yeux un immense pop up, réunissant le meilleur de mes lectures d’enfant sage. Et quand je parle de pop up, je n’évoque pas  l’effet 3d puisque j’ai vu la version classique. Non, c’est encore plus fort, ça va à toute allure, ça crève l’écran. Milou est à croquer et la Castafiore est irrésistiblement insupportable ! J’étais comme le Capitaine Haddock qui après une trop longue période de sevrage, se remémore soudain les aventures de son héros d’ancêtre la première goutte d’alcool avalée.  Les aventures de Tintin surgissaient de ma mémoire comme la silhouette de Rackham le Rouge sur le pont de la Licorne.  Les vieux albums de mon oncle, usés jusqu’à la corde, ont pris un sacré vent du large et juste retour des choses,  alors que je n’ai jamais réussi à faire apprécier les aventures du petit reporter belge aux enfants,  je parie qu’ils vont passer le reste des vacances de Toussaint dans la bibliothèque !

tintin_secret_de_la_licorne_spielberg_photos_exclusives_pic_03Les aventures de Tintin - Le secret de la Licorne - Steven Spielberg