24 décembre 2008
On y est presque
Dernier matin à se lever. Même Zouzim, la minette, n'a pas daigné nous suivre ce matin dans la maison de pièces en pièces comme à son habitude. Elle est restée à l'endroit exact où elle a passé la nuit, fronçant le nez quand j'ai ouvert la fenêtre pour aérer. A midi, les vacances commencent, peut-être dans le brouillard qui ne s'est pas encore levé. Un après-midi entier pour peaufiner, ranger et parfumer la maison. Les cadeaux sont emballés, le repas est pensé à défaut d'être cuisiné. Demain les enfants seront là mais la fête commence ce soir. Champagne !
23 décembre 2008
signe extérieur de christmas spirit
Je m'amuse des maisons décorées à Noël, illuminations hasardeuses et périlleuses haut perchées sur les toits, kyrielles de pères noël qui n'arrivent jamais à grimper jusqu'à la cheminée, pauvres bonshommes de neige gonflables qui s'agitent dans le vent. Il y a les balcons qui dégueulent de guirlandes et de neige artificielle, des couronnes qui clignotent. La voûte céleste, déjà bien camouflée par les éclairages publics devient carrément invisible à l'approche des fêtes. Le traineau du père noel peut se balader tranquille au milieu des étoiles, aucun risque de le voir depuis la terre même s'il vole plein-phares.
A la maison, rien de tout cela sur la porte ni aux fenêtres. Jusqu'à samedi où nous avons eu la surprise de trouver notre porte d'entrée ornée d'un joli bouquet de gui fraîchement cueilli. Petit cadeau de la famille de passage à Bordeaux. Joli clin d'oeil qui ne clignote pas lui...
22 décembre 2008
Lima, mademoiselle Ka et moa
Pour une fois je n'y suis pour rien. Bien sur c'est moi qui ai repéré le monop et cherché le rayon laine, fouillé dans les bacs et déniché trois pelotes de Lima chamois en solde. Mais depuis Paris, la poche à l'enseigne du magasin avait rejoint les autres dans le grand panier des encours et projets.... Je me bats contre le temps qui passe trop vite, n'arrive pas à finir mon GRR (gilet à rangs raccourcis) de la droguerie (plus qu'un côté quand même j'ai achevé la deuxième manche hier soir). Mais mademoiselle Ka a eu tout à coup envie de s'y mettre elle aussi. Juste une fois, pour voir. J'ai déniché deux aiguilles n°10, monté 18 mailles et sous mon oeil avisé de tricoteuse avertie, les rangs de point mousse se sont alignés... J'ai juste rattrapé quelques ratages, opéré le changement de pelote, cast off et les fils à rentrer. Ce matin j'ai le cou bien au chaud dans 150 g de douceur !!! Merci mademoiselle Ka, je suis fière de toi et très touchée, et même si je sais que tu n'es pas prête à renouveler l'expérience, cette première écharpe hand made est une réussite !!!


3 pelotes Lima chamois monop aig 10, 18 mailles, point mousse
19 décembre 2008
purple space
D'habitude je prends les mêmes vacances que les enfants à Noel. Le vendredi, je tire le store sur mon blog pour deux longues semaines. Un emploi du temps qui n'avait pas changé d'un iota pendant des années jusqu'à l'explosion familiale de l'année dernière. Et même alors j'avais pris deux semaines de congés. Mais la vie se charge de bouleverser le train-train et c'est tant mieux. Donc, comme il y a bien des années, quand je n'avais pas mes deux têtes brunes, je vais travailler jusqu'au 24 à midi ! D'ici là, j'aurai traîné mes guêtres en ville pour des achats de dernière minute, j'aurai vu 2,3 films, bu plusieurs chocolats chauds, et répondu à quelques invitations. Je me plonge bien volontiers dans cette ivresse d'avant les fêtes avec encore en tête les belles vitrines purple du Printemps à Paris. Bordeaux ne rivalise pas avec la capitale mais dans le tram on se croirait presque dans le métro aérien. J'y guetterai les lumières de la ville et apercevrai peut-être encore un animal échappé du zoo.....
18 décembre 2008
seeko'o hotel
Sur la route du géant suédois après un détour par le centre ville où nous avons fait chou blanc dans la pluie et le vent (malgré une place de stationnement inopinée et très très bien située), nous avons préféré faire une halte dans l'iceberg des quais plutôt que dans les dorures du grand hotel, nouveau fleuron bling bling de Bordeaux. Le seeko'o est bo, dehors et dedans. Blanc et noir et quelques touches de rouge pour ne pas que l'extincteur se sente isolé. Nous étions les seules en cet après-midi pluvieux à pousser les portes du 4 étoiles. Nous avons entre-aperçu le ballet des femmes de ménage quittant les étages, les échanges entre le personnel de la réception. Une radio locale diffuse sa soupe. Dommage, de l'électro lounge ou un truc dans le genre aurait été mieux adapté au lieu. Quelques photos volées plus tard, pas plus réchauffées qu'en arrivant (le hall est grand, le blanc est froid...) nous avons continué notre chemin. Dans le dédale des rayons du grand magasin jaune et bleu nous avons retrouvé, au rayon cuisine, les mêmes sets de table ronds et rouges qu'au Seeko'o !

méduse de plexi au plafond avec éclairage changeant
17 décembre 2008
from the window's office this morning
Arrivée à l'heure (une fois n'est pas coutume), je me suis retrouvée dans le noir de mon bureau après la lumière blanche du couloir. Odeur du café d'hier, chaleur de la pièce, ronronnement de la ventilation du c*rou*s qui passe le long du mur. J'ai tout de suite eu envie de photographier dehors. A l'heure où j'écris ce billet, le ciel a viré au gris, la fac se dessine, moche et massive, hérissée de bâtiments sortis de terre au fil des années dans la plus totale anarchie apparente. Moi je suis à l'écart du campus, dedans, mais pas vraiment, et ce sont des arbres dans un parc classé qui m'accueillent chaque matin.
16 décembre 2008
on recycle
Vu dans une boutique de déco quelquepart à Bordeaux des sets de tables, des trousses confectionnés dans des sacs de riz. J'ai essayé. La matière est agréable à coudre. Je n'avais pas de quoi faire autre chose qu'un petit set vaguement carré mais le résultat m'a convaincue.


Une trousse pour mademoiselle Ka dans un vieux tissu imprimé d'animaux de la savane. Vite fait bien fait avec un gros bouton rétro.
Et puis un sapin de noel en papier plié dans un vieux magazine (ici un numéro de jazz hot). Vu ici. Facile et ludique pour les petites mains.
15 décembre 2008
Hand made
Un petit vent d'artisanat a flotté sur la maison tout au long du week end. Vendredi soir d'abord où j'ai entrepris de confectionner pendant que mademoiselle Ka poussait un caddie quelquepart dans un supermarché du coin, un petit sapin tricoté avec les restes de la silk garden noro. Joli dégradé de vert, des branches qui partent un peu dans tous les sens, quelques sequins et boutons de nacre, le tour est joué ! la clef de l'armoire est parée pour les fêtes !
Mais mon Grr attend toujours sur les aiguilles et je désespérais d'en voir le bout, louchant sur toutes les pelotes amassées dernièrement, l'envie de tricoter des cho7, un pull pour monsieur Lu et tant d'autres projets encore ! Qu'a cela ne tienne mademoiselle Ka qui n'avait jamais tenu d'aiguilles à tricoter me propose de faire l'écharpe en Lima acheté en solde dans un monop parisien. Des aiguilles n°10, 18 mailles tricotées en point mousse et 2 pelotes déjà qui s'alignent en rangs plus ou moins réguliers !
De fil en aiguille, la machine à coudre a remplacé le tricot dimanche. Le joli tissu impression pivoines acheté à Paris dans le marais chez Sensitive et fils a recouvert l'édredon du petit lit du salon et deux coussins du canapé. Reste quelques chutes de ce précieux coupon qui finiront en badges... Et puis les boutiques de déco parisiennes étant une source d'inspiration sans fin, la peau de mouton offerte à mademoiselle Ni pour son premier anniversaire rechauffe aujourd'hui la couche supérieure des lits superposés, offrant à la demoiselle un douillet coin lecture agrémenté de deux gros coussins confectionnés dans de la fausse fourrure noir de jais. La machine à coudre n'avait jamais rien avalé d'aussi gros, elle y a laissé une aiguille !
12 décembre 2008
l'histoire d'henri
Choisie par camille pour écrire la suite, je vous livre le début de l'histoire imaginée par sicotin et vous invite à nous rejoindre.
"Il était près de neuf heures lorsque Henri se gara sur le parking de la supérette d’Etretat.
Une fois le contact coupé, il resta encore un peu dans sa voiture, le temps que la chanson qui se jouait à la radio et qui le mettait de si joyeuse humeur se termine. Puis hop, dans un élan, il sortit.
Ses talons claquèrent en un bruit sec sur le macadam défoncé. Il huma l'air, s'emplit les poumons. Plus haut les mouettes riaient déjà. Il n'eut pas un regard pour les quelques clients qui attendaient l'ouverture du magasin accoudés à leurs caddies. Il se dirigea d'un pas guilleret vers l'arrière du bâtiment, dépassa un tas de palettes et entreprit de traverser le terrain vague.
Bien qu'il ait eu du mal à prendre sa décision, il était maintenant très heureux, soulagé, même, et ne pensait plus qu'à cette mission qu'il s'était fixé, espérant de tout coeur que les résultats seraient à la hauteur de son attente. Il arriva bientôt à l'extrémité du village, et s'arrêta un instant, émerveillé comme à chaque fois par la vision de la mer et du paysage grandiose qui s'étendait face à lui.
Alors, oubliant une seconde qu'il était attendu à neuf heures et huit battements de coeur précisément ! Une phrase de son ami Robert Sabatier lui monta à la gorge : " Si je pouvais écrire avec des algues, toute la mer tiendrait dans un seul mot. "
Son regard fixait la mer. S'accordant un peu de temps, son esprit se reposait au creux des vagues. Il ne voulait rien précipiter. Mais les minutes s'écoulaient. Il salua la mer et s'en alla au rythme du vent, quand tout à coup, au détour d’une pensée, il se retrouva les quatre fers en l’air ! Choc aussi violent qu’ inattendu. Mille couleurs se précipitaient dans ses yeux.
Des étoiles dans la tête, sonné, hagard, Henri tenta de se redresser. Il avait beau se concentrer, rien ne lui indiquait ce qu’il faisait là, allongé au sol, la caresse du vent pour seule compagne.
Il vit des visages déformés se pencher, ils ressemblaient aux gargouilles de la cathédrale. Corps inerte, les figures fantasmagoriques se multipliaient au-dessus de lui, obscurcissant le ciel. Les odeurs iodées se mélangeaient aux effluves nauséabonds de la mort.
Il lui sembla entendre une voix, puis deux, mais il ne parvenait pas à saisir ce qu'elles disaient. Emergeant peu à peu de son brouillard, il distingua plus précisément les visages penchés sur lui. Et c'est avec stupeur qu'il la reconnut.
Elle n'avait pas changé. Malgré le soleil dans ses yeux et ces visages au-dessus de lui qui s'approchaient comme des hyènes autour d'un cadavre et la dérobaient par instants à son regard vacillant il savait que c'était elle. Comment oublier ce visage ? Comment avait-il pu croire que tout était fini ? oublié ? Il se redressa sans peine, prêt à l'affronter enfin.
et la suite sera dite par Sandra......
oh my gold !
Pour les fêtes, un rien de fantaisie, du qui brille, du doré. C'est la fée qui nous invite à exposer les dorures que recèlent nos intérieurs. Tout ce qui brille n'est pas d'ores et déjà de l'or, du vrai de vrai, mais mais mais....
La majorité des photos est prise sous une lampe équipée d'une ampoule "lumière du jour". Because après 17 h, il est bien difficile de trouver le soleil !!!! Merci à monsieur Lu pour sa chasse à la poussière dorée et le très beau cheval carapaçoné qu'il a trouvé dans ses trésors. La gourmandise rouge et or vient tout droit du calendrier de l'avent... Il y a aussi les gris-gris de mademoiselle Ni et la cuillère en bois peinte de l'empire du milieu. le cygne et la lanterne viennent de chez ma grand-mère, je jouais avec quand j'étais petite.




































