31 mars 2008
Les oiseaux de paul, l'océan à L.O., Elle...
Le souvenir d'une très belle danse, d'interprètes aussi jeunes que talentueux, d'un travail chorégraphique intelligent, fouillé, profond. Une inventivité, un regard pour accompagner une gestuelle élégante et terriblement efficace. Les danseurs de la Compagnie Paul les Oiseaux, sa chorégraphe Valérie Rivière ont imprimé un beau mouvement dans le sol et dans l'espace du Carré des Jalles. Danse !
L'océan tour à tour aux vagues alignées, puis déchaînées. Un ciel dégagé qui soudain tombe sur nos têtes pour à nouveau s'illuminer. 24 heures d'un voisinage indomptable qui rythme nos activités. On s'y plie, c'est forcé.
Un week end sous le signe de l'océan, celui lié à l'air mis en scène et dansé, celui que je retrouve au bord du monde, que je respire et que j'entends.
Mais maintenant je sais qu'il existe une lame de fond qui m'emporte très loin sur la grève, qui m'enroule, m'embrasse, tourneboule et chavire mon âme. Je l'ai trouvé, elle a tout pour me plaire. Elle est immense et minuscule, elle est forte et fragile, elle est si belle. J'ai traversé le miroir, dépassé les préjugés, embrassé la liberté, basculé. Je laisse lire entre les lignes, interpréter. J'attends les commentaires désabusés, intrigués...
Et c'est mon 250e post !
28 mars 2008
Beaucoup de gris pour rien
Il y a d'abord le ciel qui déverse sur nos âmes, sous des kilomètres de nuages cendrés, tous les litres qu'il a oublié de soupoudrer cet hiver sur les montagnes.
Il y a, mais passons, cet erzatz d'hôtesse de l'air des années 50, venue faire sa révérence outre-manche dans un tailleur qui l'efface comme une mine sous la gomme.
Il y a une compagnie de danse, pas drôle du tout, qui agite ses 5 danseurs dans une chorégraphie qui ennuie. Aucune sensibilité, aucune poésie, aucune profondeur. La danse contemporaine dans ce qu'elle a de plus ordinaire et pompeux à la fois. Trois décors, trois costumes pour trois fois rien. Dégrisés, on applaudit pour la sueur des danseurs. Au Cuvier parfois on se demande comment est goupillée la programmation... Enfin bref...
Heureusement qu'il y a la vie, qu'il y a l'amour, et même si les mauvaises nouvelles virent au rouge sang par deux fois en deux jours, on hisse le rose aux joues et on s'apprête à recevoir la jolie vague bleu-océan que la compagnie paul les oiseaux a travaillée pour nous. C'est dans l'air, c'est ce soir au Carré des Jalles à Saint Médard.
20 mars 2008
noé n'y est pour rien, le printemps non plus
Bec en sabots, abeille de fieuzal, domaine de la solitude. Les Pessac Léognan s'invitent à ma table ces dernières semaines. Totale coïncidence puisque si j'ai acheté la première, je n'ai pas influencé le choix concernant les deux autres. Trois façons de boire ces nectars, toujours heureusement accompagnée. Au goûter (la honte !) pour le bec en sabots, avec des nounours chocolat/guimauve tard le soir pour l'abeille de fieuzal (sacrilège !) autour d'un dîner de filles pour le vin des soeurs de la solitude (mais non, je vous jure, on est tout sauf des éteignoirs !!!!!!!). Pourquoi je vous parle de vin ?
En fait je suis dans une tourmente telle que je ne pense même plus à mon blog. Mais je vais bien donc pas de panique. J'ai appris à ne plus appeler au secours quand je doute, je me débrouille comme une grande et puis quand tout sera plus clair, je reviendrai. Entre temps j'aurai vécu ma révolution, et la je peux dire à ceux qui me connaissent et qui viennent me lire qu'il y a une sacré surprise.

elle me plaît toujours autant madame mo
09 mars 2008
résidents de la république...
... où le rose a des reflets bleus
J'emprunte le titre de mon billet à un titre du dernier album de Bashung qui sortira à la fin du mois. Pour vous redire qu'en ce dimanche 9 mars, on envahit les écoles, les mairies, armé de sa carte d'électeur et d'identité...
07 mars 2008
dans la poche kangourou
Billet en vrac ce jour. Je ne tricote pas en ce moment, mal aux poignets, envie d'autre chose. J'ai dévoré quelques polars sur écran ("no country for old men" à voir absolument !) et sur papier. Ainsi, et grâce à madame à l'ouest, je me suis réconciliée avec un des rares kennedy connus encore de ce monde. Je parle de Douglas, celui-là même que j'avais descendu en flèche pour sa poursuite du bonheur. Il s'est fait connaître en écrivant un polar plus-décapant-tu-meurs, il aurait du continuer d'ailleurs. Ca se lit aussi vite que son héros descend une bière sous le soleil du bush australien, ça percute comme un 'rou contre le pare-choc de son combi VW.
Je brade aussi. Je pensais faire ça discrètement, par mails et puis zut. Je me débarrasse d'un encombrant stock de laines et de tissus. Si ça intéresse les quelques bloggeuses bordelaises qui passent par là, elles peuvent me joindre par ma boite mail. C'est demain samedi, l'après-midi at home.
04 mars 2008
Youssou au Kraka
Il fait froid, pas grave. Il pleut, on s'en fout. Il faut faire la queue une demi-heure, tant pis on attend, dedans, c'est l'Afrique !
Hier soir au Krakatoa, bourré à craquer, on avait mis un youssou n'dour exalté, des musiciens péchus, une communauté sénégalaise en pleine forme et des blancs non moins habités par le son qui était bon d'ailleurs. Pieds nus dans les converse, le cuir et l'écharpe enroulés autour du sac en bandoulière, j'avais même pas mal aux jambes, tendue sur la pointe des pieds pour mieux voir les musicos, envahie par la vague collective. Oubliée la presque nuit blanche de la veille, la journée de boulot et la file d'attente ! Minuit pile, retour au bercail avec le sourire. Ce matin, sur mon vélo, sous les giboulées, ça tire un peu dans les côtes !







