l'histoire du potager
Au fond du jardin, une verrue. Une terrasse en ciment maintes fois repensée qui jusqu'à ce jour ne donnait pas grand chose. Au fil des années, j'ai plusieurs fois essayé d'en faire un potager mais un prunus inutile l'ombrageait et ses racines gourmandes appauvrissait la terre. J'ai fini par trouver quelqu'un pour m'en débarrasser. Première tentative de potager l'an dernier, j'ai planté des graminées et des tomates sans grand discernement, chacun faisant concurrence à l'autre, le bazar général. Ajouté à cela une sécheresse en juin et le résultat fut décevant.
A l'automne nous avons planté un faux jasmin contre le mur de ciment. Il commence à prendre ses marques le long des fils de fer qui serviront de treille et annonce ses fleurs odorantes. Nous avons retourné la terre, planté à nouveau des graminées, dessiné des pas japonais et enfermé le potager dans un coffre en bois rempli de terreau frais. Quelques bambous en tipi soutiennent une rose trémière semée par le vent puis d'autres sont venus servir de tuteurs aux plants de tomates. Les graines de butternut ont germé et ont trouvé leur place derrière les tomates. Ils pourront bénéficier des tipis pour grimper aussi. Ma rhubarbe a survécu à un labourage en règle et les pluies d'avril lui furent bénéfiques. J'attends impatiemment que la chaleur fasse pousser tout ce petit monde.
avant les pluies d'avril et les plants de tomates :
Depuis les pluies et la plantation des légumes
à moi le crumble à la rhubarbe !
Et vous le potager ça vous tente ? vous être pro ou pas ? racontez moi !
D'13 mai # sirop #
Une petite guirlande menthe à l'eau, ravelry free of course..., ça peut pas faire de mal. Et je valide ma participation au D'13.

J'en profite pour vous parler du petit bouquin que je venais de lire quand le thème du mois est tombé (comme quoi, il n'y a pas de hasard !). Nina doit faire face au décès de sa grand-mère et à une maman (la fille de la grand-mère, vous me suivez) qui supporte tellement mal cette perte immense qu'elle en fait une grosse-grosse déprime, limite une dépression. Difficile pour Nina de gérer seule sa douleur sans pouvoir être soutenue par sa mère qui reste échouée au fond du lit... Mais Nina n'est pas seule, la meilleure amie de sa mère veille et son papa aussi, même si elle ne le voit plus trop depuis qu'il a refait sa vie. Cette épreuve rapprochera le père et la fille et permettra à Nina de d'apprécier le souvenir de sa granny adorée pour mieux vivre auprès de sa maman désormais orpheline.
Une très jolie histoire sur le deuil et la famille d'Agnès De Lestrade illustrée par Violaine Leroy aux Editions du Rouergue (qui publie toujours des merveilles)
elegant shawl

Vu comme ça, il n'a d'élégant que le nom...
J'ai bien aimé tricoter ce tout petit châle dégotté sur ravelry free. Parce qu'il est construit en 3 morceaux. D'abord la dentelle centrale sur 20 m et 12 rgs seulement (donc facile pour les nulles comme moi !), puis la bordure en feather and fan et enfin le haut en rangs raccourcis et au point mousse. Un châle que je conseille vivement aux débutantes.
Etant donné les températures automnales et les pluies qui arrosaient copieusement nos jardins, j'ai entrepris cet ouvrage en Oxygène Phildar coloris Potiron, un coloris de saison si l'on considère que les vacances de Pâques avaient des airs de vacances de Toussaint...
Et comme pour conjurer le mauvais sort, à peine tombé des aiguilles, le baromètre a fait un bond... Pour la peine, je l'ai offert en pitance au soleil, suspendu au fil à linge...
Elegant Shawl, fil oxygène Phildar coloris Potiron, moins de 2 pelotes, aig n°4
une femme fuyant l'annonce
Ce livre de David Grossman est un des plus beaux qu'il m'ait été donné de lire. D'une richesse infinie qu'il ne s'épuise pas à la première lecture et qu'il faudrait pouvoir le relire et le relire encore. Le réduire à l'épopée d'un trio à la Jules et Jim sur fond de conflit israëlo-palestinien ou à la fuite éperdue d'une mère serait trop facile mais serait déjà très bien quand même. Le point de départ c'est cette évidence, Ora ne restera pas chez elle à attendre que l'on vienne lui annoncer la mort de son fils, elle partira randonner en Galilée comme elle devait le faire avec lui jusqu'à ce qu'il en décide autrement. Elle emmenera avec elle son ancien amant, l'un des deux seuls hommes de sa vie d'amoureuse. Sur la route elle dévidera le fil de son histoire, celle qu'il n'a pas vécu auprès d'elle, celle qu'il n'a pas voulu connaître et qu'elle ne peut plus taire aujourd'hui, car ce récit protégera Ofer, le maintiendra en vie. La parole et le souvenir comme boucliers. Et l'amour aussi. Beaucoup.
Des années 60 à nos jours, ce roman éblouissant nous dévoile à travers Ora, mère, épouse, maîtresse, le poids de la guerre sur le destin de cette population qui la subit, chacun à sa manière, depuis la naissance. Elle les lie, les soude et les éloigne tout autant. Elle est plus forte qu'eux et tous les mantras, les grigris, les subterfuges ne suffisent pas toujours à la repousser mais permettent de composer avec et de gagner du temps. De panser ses blessures aussi. J'ai découvert cet ouvrage grace à Guillaume Gallienne. Je rentrais à la maison en suivant la voiture qui me précédait. J'avais "branché le pilote automatique", trop fatiguée pour réfléchir à la route après une journée de vendanges éreintante. Les paroles qui s'échappaient de l'autoradio m'ont tenues éveillée, captivée par l'intrigue. Paul Auster dit, en 4e de couverture, qu'il a dévoré ce long roman dans une sorte de transe fiévreuse. J'étais dans cet état second au volant de ma voiture et ce sentiment m'a poursuivi pendant les longues plages que j'ai pu réserver à la lecture de cet ouvrage magistral.
pour nos kids
"C'est la première fois que je suis assez grande pour vraiment comprendre les élections présidentielles et en plus on a gagné" dixit Nine 12 ans....
hier soir peu après 8PM...
Propaganda
Les pavés, les murs parisiens sont tagués, affichés aux couleurs d'une autre idée de la France.
Un séjour à Paname entre les deux tours, le nez en l'air pour ne rien rater des monuments, passants, street art, on tombe forcément sur le duo placardé, déchiré, détourné.
Hier soir, alors que j'étais en travers du lit, fauchée par une gastro assassine, j'aperçois par la fenêtre mon amie N., élue à la mairie de ma bonne commune de Bègles, distribuant dans les boîtes aux lettres un dernier tract. Un dernier tour de manège pour inciter à se déplacer demain vers les urnes, un dernier coup de pouce aux indécis. Je n'ai pas trop de souci à me faire quant à la participation ni sur le plateau de la balance qui penchera ici mais on n'est jamais trop prudent...
Bye bye Paris
Un sans faute dans la Capitale où nous avons fait le tour du planning prévu. On a juste eu besoin d'acheter des parapluies !!!
paris, paris !
Petits provinciaux, mais quand même citadins, les enfants ne connaissent pas la Capitale. Tout à l'heure, nous prenons le train pour Paris. Nous allons jouer les touristes pour de vrai, Tour Eiffel et bateau mouche compris, musée Rodin et expo Burton. A nous le roi du falafel, Chartier, la Grande Mosquée. L'agenda est tellement rempli qu'il ne laissera pas passer une goutte de pluie !
Une vie
Dimanche 22 avril 2007, nous nous réunissons chez des amis pour suivre ensemble le 1er tour des élections présidentielles. Parmi les couples invités, un a implosé. Serge viendra seul, Nathalie est partie, elle vient de le quitter, là, comme ça, parce qu’elle aime ailleurs, trop fort, et qu’elle ne peut pas mentir.
Cette séparation sera le prélude au concert de glas qui sonnera chez d’autres couples, comme le mien, à bout de souffle.
Commence une période trouble où les liens d’amitié se renouent autrement, où chacun choisit son camp. Certains y laisseront des plumes sans doute, en fait je ne sais pas, je ne les vois plus, témoins d’un temps révolu, ils sont tapis dans l’ombre. Je reçois parfois quelques échos, croise un visage, les enfants me rapportent certains évènements.
Cinq années ont passé, comme le vent, comme un éclair.
Avril 2012, une semaine avant le premier tour, Nathalie s’endort un soir et ne se réveille pas.
Je n'irai pas tout à l'heure me recueillir avec ceux qui la connaissent et que j'ai perdu de vue. Je vivrai ce deuil à ma façon, peut-être en en parlant avec mes enfants qui l'ont fréquentée plus récemment, et qui, concours de circonstance malheureux, ont appris coup sur coup la disparition de deux mamans qui laissent leurs enfants dans la peine.
Je n'ai pas envie de les revoir tous aujourd'hui, meurtris, sous cette pluie, devant une église de campagne, face à un trou béant. Nous avons attendu 5 ans, et même si ce départ prématuré nous rappelle cruellement que le temps est compté, décidément, non, pas aujourd'hui, ça n'est pas le moment, nous attendrons, vraiment. 
tambouille électorale
Pendant ce week end pluvieux où je n'avais rien d'autre à faire que d'aller chercher des amis à l'aéroport samedi et voter dimanche, j'ai eu tout loisir d'éplucher les deux magazines féminins qui arrivent chaque semaine dans la boîte aux lettres. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que je pouvais réaliser tout de suite une recette proposée dans chacun ! En plus, en bidouillant la première recette avec les ingrédients du placard, et grâce aux pamplemousses roses de la seconde, on tombait pile poil dans la tendance électorale maison. Manquait certes le vert, mais il baignait partout autour, dans l'herbe gorgée de pluie et les arbres aux feuillages tendres.
ma version rouge/rose du cake irlandais de Trish Deseine (j'ai remplacé les raisins secs par des cranberries et des cerises confites)
le sorbet, ça glisse tout seul, surtout quand on a la gorge nouée par l'avancée d'un certain parti....






































